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Réintégration du marché de l'emploi

  Aide au reclassement (Outplacement)
- Aide au reclassement: principe
- Groupe-cible
- Perte du droit à l'aide au reclassement
- Intervention de l'employeur
- Formalités d'octroi
- Intervention du CEFORA
- Durée de l'accompagnement
- Cas du licenciement collectif
- Reprise du programme d'aide au reclassement après la perte d'un nouvel emploi

 

Aide au reclassement: principe

L'aide au reclassement consiste à offrir au travailleur licencié un accompagnement spécialisé, afin de lui permettre de retrouver dans les plus brefs délais un emploi auprès d'un nouvel employeur ou de démarrer une activité professionnelle en tant qu'indépendant.

 

L'accompagnement s'articule autour d'un ou plusieurs des services suivants:
- élaboration d'un bilan personnel et/ou aide à la recherche d'un nouvel emploi;
- accompagnement psychologique;
- accompagnement en vue de la négociation d'un nouveau contrat de travail;
- accompagnement durant la phase d'intégration dans le nouvel environnement de travail;
- soutien logistique et administratif.


Groupe-cible

Tous les travailleurs, quel que soit leur contrat de travail, peuvent faire valoir leur droit à l'aide au reclassement. Le type de contrat de travail n'a aucune importance (contrat à durée indéterminée ou déterminée, contrat pour un travail déterminé ou pour un travail nettement défini ou encore, contrat de remplacement).

Le travailleur doit être âgé de 45 ans au moins au moment de son licenciement.

Il doit justifier d'une année ininterrompue d'ancienneté au moins dans l'entreprise au moment du licenciement.


Perte du droit à l'aide au reclassement

 

Le travailleur perd son droit à l'aide au reclassement dans les cas suivants:
- licenciement pour faute grave;
- départ en prépension;
- arrivée à l'âge de la retraite. Cette mesure concerne tant l'âge de la pension légale (65 ans pour les hommes et 63 pour les femmes) que l'âge du départ en retraite anticipée (60 ans pour les hommes et pour les femmes);
- refus d'une offre valable d'aide au reclassement. Le terme «offre valable» signifie par exemple que l'accompagnement se déroulera à une distance raisonnable du domicile ou du lieu de travail du travailleur, qu'il prendra cours dans un délai raisonnable, etc.;
- non-respect des exigences de forme ou des délais relatifs à la demande, la prolongation et la reprise de l'aide au reclassement ou encore, à l'accord portant sur l'offre d'accompagnement.


Intervention de l'employeur

Selon la CCT générale, le travailleur doit adresser une demande écrite à son (ex-) employeur dans les deux mois qui suivent la résiliation du contrat de travail. L'employeur doit faire au travailleur une proposition d'accompagnement, dont il doit prendre les coûts à sa charge.

Pour les entreprises qui ressortissent de la Commission paritaire 218, la démarche d'aide au reclassement est confiée au CEFORA. Une CCT d'une durée indéterminée a été conclue à ce propos.

Ceci signifie concrètement que le travailleur doit adresser sa demande d'accompagnement non pas à son employeur, mais au CEFORA directement. L'employeur n'intervient en aucune manière et n'a donc pas à assumer les coûts directs liés à l'aide au reclassement ; cette réglementation sectorielle permet à l'employeur de satisfaire à son obligation légale en matière de reclassement professionnel pour les employés concernés. L'employeur est en outre dispensé de l'application des dispositions prévues par la CCT n° 51.

Le CEFORA peut décider de rendre à l'employeur les obligations mentionnées dans l'article précédent lorsque celui-ci peut faire appel gratuitement à un prestataire de services qui opère dans le cadre d'une initiative régionale, sous-régionale ou locale, développée dans le cadre d'un service régional de l'emploi et cogérée paritairement.


Formalités d'octroi

Selon la CCT générale, le travailleur doit adresser une demande écrite à son employeur dans les deux mois qui suivent la résiliation de son contrat de travail au plus tard.

Les travailleurs qui ressortissent de la CP 218 adresseront leur demande au CEFORA, Service Outplacement, avenue E. Plasky 144 à 1030 Bruxelles, directement. Un formulaire de demande est à leur disposition à l'adresse Internet www.cefora.be ou sur simple demande au numéro 02-734 62 11.

Toute demande écrite sera impérativement accompagnée:
- d'une copie de la lettre de licenciement;
- d'une copie du dernier contrat de travail;
- d'une preuve de l'inscription du travailleur comme demandeur d'emploi.

L'inscription peut être demandée dès le licenciement ; elle doit en tout état de cause être demandée dans les deux mois qui suivent la résiliation du contrat de travail.

Le CEFORA envoie dans les deux mois une offre au travailleur, qui dispose alors d'un mois pour lui signifier par écrit son acceptation. A défaut, le travailleur perd son droit à l'aide au reclassement.


Intervention du CEFORA

Pour une large part, le CEFORA concrétise le droit des employés licenciés au reclassement professionnel en faisant appel à des bureaux d'aide au reclassement et à des consultants reconnus. L'accompagnement se déroule en trois phases.

La première phase consiste en un accompagnement de 20 heures réparties sur deux mois, au cours desquelles sont cumulés accompagnement psychologique, formation à la recherche d'emploi, élaboration d'un bilan personnel et reconnaissance du marché de l'emploi, ainsi qu'une part importante de conseils en matière de formation, dispensés par les consultants du CEFORA.

Le travailleur qui n'a pas retrouvé d'emploi après deux mois s'inscrit à la deuxième phase du programme, qui consiste en 20 heures d'accompagnement étalées sur quatre mois.

Au terme de cette période de six mois, le travailleur resté sans emploi a à nouveau droit à 20 heures d'accompagnement, réparties sur six mois.

Chaque employé concerné par la nouvelle CCT a donc droit à un total de 60 heures d'accompagnement, réparties sur une année. La politique adoptée privilégie une approche collective, dispensée en alternance avec et complétée par des moments individuels.


Durée de l'accompagnement

Le travailleur a droit à un accompagnement limité à 12 mois, qui prendra fin au moment de son départ à la retraite au plus tard.

Lorsque l'accompagnement s'effectue pendant la prestation du préavis, les jours d'absence prévus pour chercher un nouvel emploi sont diminués, dès le début de l'accompagnement, du nombre d'heures consacrées à l'aide au reclassement, à concurrence d'une demi-journée ou d'une journée par semaine selon le cas.


Cas du licenciement collectif

En cas de licenciement collectif, les intéressés prendront contact avec un responsable de projet du CEFORA, qui leur exposera la procédure d'inscription adaptée.


Reprise du programme d'aide au reclassement après la perte d'un nouvel emploi

L'employé qui perd son nouvel emploi dans les trois mois est autorisé à reprendre le programme d'aide au reclassement, qui ne pourra toutefois se prolonger au-delà d'une année après le début du programme initial. A cette fin, il introduit, dans le mois qui suit la perte du nouvel emploi, une demande de reprise de l'accompagnement, à laquelle il joint une attestation d'inscription comme demandeur d'emploi.

La reprise part de la phase au cours de laquelle le programme d'aide au reclassement avait été interrompu et prend en tout état de cause fin à l'échéance de la période initiale de 12 mois.

 


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